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La Maison des passages est un lieu

interculturel et un espace de

créations pluridisciplinaires

Machi mouchkil

ماشي موشكيل

exposition photographique
sara thion
10   avril  18:00

Machi mouchkil

Sur la côte Atlantique du Royaume du Maroc, entre Essaouira et Tifnit, il n’y a pas de problème.

C’est vrai, début 2024, les villages de pêcheurs qui bordent l’Atlantique comme Imsouane ont été détruits - mais pour le meilleur. Les touristes seront mieux accueillis et donc plus heureux. Pas de problème.

Comme à Taghazout au début des années 2000, lorsque la construction de resorts avait forcé la destruction des habitations et commerces locaux du bord de mer. Il faut bien les loger, ces milliers de vacanciers qui affluent pour découvrir le patrimoine authentique, riche et unique de la région. Quitte à le modifier un peu. Pas de problème.

Depuis qu’elle a cinq ans, Sara Thion observe au travers de son regard d’étrangère ces changements sur la région et la résilience des habitants qui y sont confrontés. Parce que ses grands-parents y sont venus chaque hiver pendant 25 ans. Dans les années 90, ils sont nombreux, ces européens en caravane - principalement français et espagnols - qui traversent la mer pour prendre le soleil. Ensemble, ils sont le tourisme de masse. Après une vie à travailler dur, la retraite là où la vie est moins chère est bien méritée. Ricard, pétanque, et randonnée dans l’oued. Pas de problème.

À cette époque, le Maroc est sorti de son protectorat français depuis quelques décennies. Lorsqu'elle rejoint ses aïeuls, toujours pendant les vacances d’hiver, la photographe qu’elle n’est pas encore profite de la saison des oranges et souffle les bougies d’anniversaires de son grand-père. Au travers de ses yeux d’enfant, puis d’adolescente, elle observe aussi la mutation lente et inéluctable des rues, des villes et du reste, sans s’inquiéter. Personne, ou presque, ne s’inquiète. Pas de problème.

Au fil des ans, elle a photographié. D'abord parce que c’était beau. Ensuite parce qu’elle voulait se souvenir. Dans deux ans rien ne sera déjà plus pareil. Si les paysages évoluent au gré des saisons, ce n'est pas à cause de la météo mais bien pour plaire. Paradoxal quand on sait que les touristes viennent ici pour voir “ailleurs”. Mais, comme cette langue française qui s’est immiscée dans le quotidien marocain par le colonialisme, les structures elles aussi se réorganisent, à plus ou moins grande vitesse, vers un décor occidentalisé. Certains appellent ça le progrès, après tout, le changement c’est rester vivant. Pas de problème.

Aujourd’hui adulte, Sara Thion nous propose par ses clichés, un regard personnel sur cet héritage colonial d’un pays qui n’est pas le sien. On ne saurait pas encore dire si ces transformations ont lieu pour le meilleur ou pour le pire. Si elles sont le signe d’un pays en bonne santé ou bien le fruit de la maladie capitaliste. Peu de gens peuvent affirmer quoi que ce soit d’ailleurs. C’est peut-être qu'il est trop tôt pour le dire. Il est en tout cas trop tard pour revenir en arrière. Machi Mouchkil.

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expositions
à venir

PROGRAMMATION

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évènements
passés

Ma rue vivante

Quand les habitants et les partenaires du 5ème s’organisent ensemble pour faire bouger la vie de leur quartier.

Rendez-vous le vendredi 27 septembre à 16h30 impasse du Point Du Jour pour nous retrouver autour d’animations créatives:
Musique, graff, tapis de lecture, jardinage, activités manuelles, jeux, sports, salon de thé des voisins et récoltes d’idées pour le quartier.

Les stands seront préparés et co-animés par les professionnels et les habitants

Ma rue vivante

Perspectives antiracistes
et postcoloniales

La Maison des Passages souhaite poursuivre les réflexions engagées depuis 2018 dans le cadre du cycle Perspectives antiracistes et postcoloniales, et propose un nouveau cycle de rencontres durant lesquelles nous aborderons et approfondirons les problématiques liées aux traces de la colonisation toujours prégnantes dans nos imaginaires.

"Il y’a une permanence dans la remise en question des relations entre l’occident et les anciennes colonies d’Afrique.
Aujourd’hui plus qu’hier les nouvelles générations africaines veulent réexaminer l’histoire des relations incestueuses souvent tumultueuses ou conflictuelles entre l’Europe et les états nouvellement indépendants.

-Comment sortir des mythologies décoloniales et analyser avec lucidité la post-colonie?

-Comment produire un discours cohérent qui ne fasse pas l’impasse sur les impensées nées des violences de la rencontre et des inégalités qui s’en sont suivies?

Perspectives antiracistes et postcoloniales

Pour ton nom, Frantz Fanon*

Cette lecture musicale et théâtralisée est un montage de textes de Frantz Fanon (Peau noire, Masques blancs et Les Damnés de la Terre) mis en dialogue avec des extraits de textes d’Aimé Césaire, Edouard Glissant, Arthur Adamov, Jacques Coursil, Alice Cherki et Moncef Ghachem.

Compagnie Troisième Rêve Théâtre
Direction artistique et adaptation : Michel Tallaron
Récitants : Mohamed Brikat et Marianne Salmon
Musicien : Sélim Peñaranda

Fanon

ADRESSE

44 rue Saint-Georges

69055 Lyon

NOUS
CONTACTER

maisondespassages@orange.fr

04.78.42.19.04

Entrée Maison des Passages

mise à
disposition
des salles

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Grande salle polyvalente (110 m²), au 1er étage
100 places en aménagement conférence et 50 places en aménagement salle de réunion. Cette salle donne un accès direct à la cuisine.

grande salle polyvalente

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Petite salle polyvalente (45m²), au 1er étage
40 places en aménagement conféret nce et 22 places en aménagement réunion

petite salle d'exposition

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Salle "des pierres" sur patio (33 m2), au rez-de-chaussée. 18 personnes en aménagement réunion, configuration fixe

salle des
pierres

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ODES AUX PEUPLES
DE CE MONDE

EXPOSITION DU COLLECTIF FRIGO
DU 13.03 AU 05.04

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MACHI MOUCHKIL

EXPOSITION PHOTO DE SARA THION

DU 10.04 AU 10.05

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