programmation

  • 18°printemps de poètes : TIRER LA LANGUE avec Fatoumata Keita et Laurent Doucet, réunis autour d’Yvon Le Men


    Le Périscope,
    13 rue Delandine,
    Lyon 2e
    En partenariat avec la Maison des Passages.

    Entrée libre. Infos : 04 72 50 14 78



    Alors qu’André Breton et les surréalistes ont naguère volontairement
    rapproché le Changer la vie de Rimbaud et le
    Transformer le monde de Marx, que reste-t-il aujourd’hui de
    l’engagement du poète face à ce monde blessé ? C’est à cette question que tenteront de répondre Fatoumata Keita et Laurent Doucet, réunis autour d’Yvon Le Men à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage Tirer la langue. Tirer la langue et, peut-être aussi, tendre la main...


    « la poésie, c’est être au monde encore plus, ce n’est pas une évasion du monde. »
    Yvon Le Men,


    - FATOUMATA KEITA, INVITÉE D’HONNEUR
    Ecrivaine talentueuse, Fatoumata Kéita est née en 1977 au Mali.
    Administratrice de l’action sociale, elle est diplômée en socioanthropologie et en socio-économie du développement.
    Elle est l’auteure du roman Sous Fer (Sahélienne/Harmattan 2013), traitant du tabou de l’excision, mais également de Crise sécuritaire et violences au Nord du Mali (2014, Sahélienne), de Polygamie gangrène du peuple (Nouvelle , NEA 1998), et du
    recueil de poèmes A toutes les Muses (Mandé éditions, 2014).
    Telle une pluie torrentielle sur une vie qui a besoin d’éclat de soleil, ces poèmes chantent les combats encore à mener par les femmes maliennes pour l’amélioration de leurs conditions de vie.
    Surnommée par ses proches comme « La fille rebelle du Mandé », Fatoumata Kéita se définit elle-même comme « une poétesse engagée et révoltée par tout ce que nos politiques font vivre aux populations ».

    - LAURENT DOUCET
    Laurent Doucet est né à Barbezieux en Charente. Il est puni à l’école primaire pour avoir introduit une arme à feu (heureusement rouillée et non chargée) dans la cour de récréation. Il lit Marx et Démocrite à quatorze ans sans vraiment les comprendre, entre les heures de colle.
    Puis il découvre Hugo et Lautréamont au lycée, avant de tomber dans The Cure, Trotsky et André Breton. Échoué en psychanalyse au bout de plusieurs années d’engagement révolutionnaire, et prenant acte de l’arrivée d’un long hiver pour la subversion, il parcourt le monde, d’où il puise des poèmes dans ses nombreux carnets de voyages.
    Après une longue série d’articles militants et quelques textes littéraires parus dans des revues, Au sud de l’Occident (La passe du vent, 2015) est son premier recueil publié aux éditions La passe du vent. Il vit actuellement en Limousin où il enseigne les lettres, l’histoire et la géographie dans un lycée professionnel de la banlieue de Limoges. Il est le président de la Rose impossible, l’association des amis d’André Breton.

    - YVON LE MEN
    « En Bretagne, la parole est forte : les conteurs, les chanteurs, il existait donc un certain terreau. L’écriture, c’est la solitude et l’absence. La scène, c’est la présence, le partage. J’ai besoin de ces deux chemins. »
    Depuis son premier livre, écrire et dire ont toujours été les seuls métiers d’Yvon Le Men - ce qui lui a valu des déboires, avec Pôle emploi notamment, raconté dans son recueil poétique En fin de droits (éd. Bruno Doucey, 2014).
    Auteur d’une oeuvre abondante, il a obtenu le Prix Théophile Gautier en 2012 pour son ouvrage À louer chambre vide pour personne seule.
    Son dernier livre, Les rumeurs de Babel (éditions Dialogues), est un long poème né de son aventure de résidence d’écrivain dans le quartier populaire de Maurepas (à Rennes) et Tirer la langue (éditions La passe du vent) est un poème-témoignage issu de sa résidence au sein du Conseil régional de Bretagne.
    Il anime également les rencontres de poésie du festival Étonnants voyageurs de Saint-Malo.