programmation

  • Conférence théâtralisée-débat "Des noms à coucher dehors : L’identité nationale en question"
    En présence de Gérard NOIRIEL et Martine DERRIER

    Dans le cadre du son cycle Perspectives antiracistes et postcoloniales, la Maison des Passages, en partenariat avec les Petits Ruisseaux et le Collectif Daja, propose une conférence théâtralisée Des noms à coucher dehors qui montre comment les stigmatisations ethniques ont évolué depuis le début du XIXe siècle jusqu’à nos jours ; les différentes formes qu’elle ont prise selon les pays et selon les communautés minoritaires montrées du doigt. Comment et pourquoi l’appartenance nationale est-elle devenue un élément majeur des identités collectives tout en affectant fortement l’identité personnelle des individus ?

    Coproduit par Gérard NOIRIEL et Martine DERRIER
    Mise en scène : Michel Quidu
    Musique : Hadrien Kollyris
    Soutenue par la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT)

    Entrée libre - A partir de 13 ans
    Table des livres par Terre des Livres

    Le nom propre est une dimension essentielle de l’identité des individus depuis les débuts de l’humanité. Il a toujours été un enjeu pour valoriser les uns et dévaloriser les autres. A partir du XIXe siècle, l’émergence des États nations a alimenté un discours xénophobe dénonçant celles et ceux qui avaient des noms "à coucher dehors" (c’est-à-dire des étrangers que les nationaux n’étaient pas prêts à accueillir chez eux).
    Comment le droit, l’enseignement, le sport et la politique ont-ils contribué à la construction du "nous Français" ?
    On s’appuie également sur l’histoire des patronymes et des "noms à coucher dehors" pour comprendre les ressorts intimes de la xénophobie, mais aussi de ses évolutions au cours du temps.
    C’est une manière originale de s’interroger sur l’histoire de la construction des nations et de ses effets sur les individus. Le propos est illustré par plusieurs sketches, lecture de documents, illustrations et petites séquences vidéo.

    Il est suivi d’un débat avec le public qui permet d’approfondir les questions abordées pendant le spectacle.

     Gérard NOIRIEL, historien et directeur d’études à l’EHESS, il a notamment travaillé sur l’articulation de l’immigration, de la Nation et des sentiments xénophobes.
     Martine DERRIER, plasticienne, comédienne, productrice de théâtre et de vidéos, réalisatrice de dispositifs scéniques, techniques, d’animations et d’œuvres graphiques et illustrées.
     Le collectif DAJA est une association d’éducation populaire qui traduit dans des langages accessibles à tous les recherches des chercheurs en sciences sociales.

     Cycle Perspectives antiracistes et postcoloniales 6e édition
    La Maison des Passages souhaite poursuivre les réflexions engagées depuis 2018 dans le cadre du cycle Perspectives antiracistes et postcoloniales qui aborde et approfondit les problématiques liées aux traces de la colonisation toujours prégnantes dans nos imaginaires.
    La Maison des Passages traite de l’émergence légitime de « récits nationaux » dans les sociétés anciennement colonisées qui tentent tant bien que mal de déconstruire le discours jusque-là dominant qui légitime et perpétue encore les pratiques et postures coloniales dans les relations qu’entretiennent les nouvelles élites avec les populations autochtones.

    Maison des Passages
    44 rue Saint-Georges
    69005 Lyon
    Metro D / Vieux-Lyon
    Entrée par l’escalier en fer place Valensio